Le Schlager, un phénomène allemand à tendance croissante

Schlager

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Souvent moqué, la musique Schlager connaîtrait un regain de popularité depuis la fin des années 1990. « En 2013, la tendance Schlager ne connaît pas de limites d’âges et atteint de nouveaux sommets », note Ulrike Altig, directrice de media control GFK International, entreprise d’études de marché.Même certains clubs allemands les plus réputés n’hésiteraient plus à passer des remix de tubes de Schlager des années 1970 dans leurs soirées. À Hambourg, lors du Schlager Move, des fans défilent tous les ans dans la rue par dizaines de milliers dans des tenues kitsch des années 1970.

Comment expliquer le phénomène du Schlager, cette musique populaire si allemande que l’on ne saurait traduire en français par musique de variétés sans lui voler une partie de son charme ? Tout d’abord, le Schlager, du verbe allemand schlagen (frapper ou taper), s’applique en général à tout objet à grand succès commercial. Appliqué en particulier à la chanson, il désignerait ainsi depuis le début du 20e siècle et surtout entre les années 1950 et 1970 un ensemble de chansons à succès. Non pas un genre en soi, le Schlager représenterait plutôt une synthèse entre chansons populaires, airs d’opérette et chansons de revues.  

Tombé un peu dans l’oubli après les années 1970, ce pan de la musique populaire allemande reviendrait en force en Allemagne, dominant de plus en plus les charts longplay allemands. Ainsi, selon une évaluation par media control, les stars du Schlager afficheraient une très grande présence dans le Top 100 Longplay des dix dernières années ; les chanteurs Andrea Berg, Helene Fischer et Semino Rossi occuperaient même les première, deuxième et quatrième places dans ce palmarès. Rien qu’en 2013, six titres produits par des chanteurs Schlager auraient déjà fait leur entrée sur le podium des charts longplay : « Mit freundlichen Grüßen » de Heino, « Abenteuer » de Andrea Berg, « Unendlich » de Matthias Reim, « Für einen Tag » de Helene Fischer (tous numéro 1), « Symphonie des Lebens » de Semino Rossi (numéro 2), et « Endstation Sehnsucht » de Fantasy (numéro 3).

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